Aller à la rencontre de ses peurs

Nos plus grandes peurs grandissent dans l’ombre, jusqu’à ce qu’on soit prêt.es à les rencontrer.
 
Quand on est prêt, quand on se tourne enfin vers elles plutôt que de les fuir, alors la lumière de notre présence et de notre conscience nous permet de voir ce qui est réellement là. L’ombre ne peut pas se maintenir plus longtemps, là où tu es prêt à regarder. C’est fini de la nourrir de toutes sortes d’anticipations, d’interprétations…
 
Alors allons-y tout de suite ! On attend quoi !?! Euh ben en fait, visiter ses peurs, ça fait peur ! Et lorsqu’on a fini de les fuir, le risque c’est d’essayer de les affronter en passant en force. Et cela, ça rajoute de la violence contre nous-même. Ça risque au contraire d’aggraver la situation, et de renforcer les blocages, qui sont en fait des protections. 
 
 
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De la même façon que l’on ne défait pas un nœud en tirant dessus, aller voir ses peurs, visiter son ombre, ça demande de la délicatesse, du respect, et du courage. Et, souvent, une personne de confiance pour nous y accompagner. Parce que dans ce travail d’équilibriste, avoir un appui qui nous aide à se maintenir sur le fil, c’est plus que précieux.
 
C’est ce qui s’est passé il y a quelques jours à peine avec l’une des femmes que j’accompagne, qui est terrorisée depuis des mois à l’idée de divorcer. Elle était dans la confusion la plus totale à ce sujet. Terrifiée à l’idée de se rendre compte qu’elle n’était plus bien avec son mari, mais dans l’impossibilité de continuer à se projeter avec lui.
 
Il était tellement inenvisageable pour elle de divorcer, qu’elle ne s’autorisait pas à aller visiter cette possibilité, et qu’elle essayait par tous les moyens de se convaincre qu’elle aimait encore son mari. Mais il lui était impossible de sentir réellement cet amour, puisqu’elle était envahie par la peur.
 
Il n’y a que lorsque, accompagnée en douceur par ma présence, elle s’est autorisée à aller visiter ce qui se passerait si « elle s’était trompée, et que ça n’était pas l’homme de sa vie, comme elle le croyait », si « elle décevait ses parents, qui attendaient cette vie là pour elle»… qu’elle a pu passer au travers de cette peur.
 
Grâce à cela, quelque chose s’est détendu en elle. Le sentiment d’urgence a cessé. Elle s’est rendu compte qu’elle pouvait tolérer de ne pas savoir tout de suite, et qu’elle pouvait même faire l’expérience de tester réellement ce qu’elle vit avec son mari, au quotidien, et de faire confiance à ce qu’elle ressent plutôt qu’à ce que sa tête lui dicte qu’elle devrait vivre.
 
Elle s’est réalignée avec elle-même, et reconnectée à son ressenti.
 
Et toi ? qu’est-ce qui te fait le plus peur ? Et qu’est-ce que cela t’empêche de vivre aujourd’hui ?

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